Université Paris 8
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1914-2014 : guerre en performance dans la création littéraire

Colloque international

4 & 5 décembre 2014

Théâtre National de la Colline
15 rue Malte Brun
75020 Paris
Métro Gambetta (ligne 3, 3bis))

Université de Colombie à Paris
Reid Hall
4 rue de Chevreuse
75006 Paris
Métro Vavin (ligne 4)


Ce colloque s’inscrit dans le cadre d’un champ de recherche qui prend pour objet l’examen des façons humaines de répondre à des situations de violence historique par une pratique artistique. A la faveur du centenaire de la Grande Guerre, la perspective choisie est celle du rapport entre l’art et la violence guerrière envisagé sous l’angle de ce qu’indique le champ sémantique du mot performance : exécution, réactualisation, attention prêtée à la dimension du corps et à la violence portée à celui-ci.


Le concept de performance repose sur le présupposé d’une forme d’efficacité de la parole, résumé habituellement par la célèbre formule issue de la linguistique pragmatique : « quand dire c’est faire ». Or la violence de la guerre, civile ou mondiale, met la parole et la langue du sujet à l’épreuve du dire : en ce sens, ce qui se trouve éprouvé dans l’expérience de la violence guerrière, c’est la dimension performative de la parole elle-même.


Il est singulier que de nombreuses œuvres précisément qualifiées de « performances » - qu’on songe à celles de Tadeusz Kantor, qui porte la mémoire des deux guerres mondiales – mettent en scène des difficultés à nommer, à dire, à faire mémoire, à élaborer. Qu’en est-il donc, dans ces conditions, de la puissance de la parole ? Lorsque l’échec du dire émane de l’expérience d’une catastrophe qui a pour effet de sortir le sujet de ses repères symboliques et imaginaires, la parole peut-elle être en toute rigueur qualifiée de performative ?


On tentera de faire le point sur cette notion et d’établir les conditions de possibilité d’une recherche transdisciplinaire et transhistorique ancrée dans des enjeux esthétiques et politiques contemporains qui ont trait aux violences. C’est pour ces raisons que cette rencontre est conçue en hommage à la mémoire de l’helléniste et anthropologue Nicole Loraux.


> Eliane Beaufils, (Université Paris 8) : La guerre et la performance contemporaine en France.


> Marvin Carlson (CUNY) : à préciser


> Françoise Davoine (EHESS) : À partir de la trilogie de Pat Barker : réflexions sur la réactualisation d’une situation de guerre dans la cure analytique.


> Jean-Max Gaudillère (EHESS) : La mémoire qui n’oublie pas.


> David Lescot (Université Paris Ouest) : à préciser


> Patrice Loraux (Université Paris I) : « L’engrenage ». Réflexions sur l’enclenchement et la performativité de la langue.


> Charles Malamoud (EPHE) : Rituel et performance


> Jean-Michel Rey (Université Paris 8) : Sur la performance dans le champ de l’économie.

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Le Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines est lauréat des Investissements d’avenir depuis 2011. Dans ce cadre, les membres développent des recherches selon trois axes majeurs : situations, technologies, hybridations.

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