Université Paris 8
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29 mai 2018: 1 événement

  • Seize mois après l’entrée de Donald Trump à la Maison-Blanche, il semble nécessaire de revisiter d’un point de vue historique l’instrumentalisation de la distraction à l’intérieur de l’industrie culturelle américaine. Cette distraction s’est d’abord manifestée en 1934, durant le New Deal, à travers le film musical Stand Up and Cheer, et elle s’est poursuivie avec son crypto-sequel, réalisé en 1950 pendant la Guerre Froide, The Next Voice You Hear, tous deux une défense de ce que Jacques Elull appelait une « propagande sociologique ». Sur cette toile de fond cinématographique, nous devrions réfléchir à ces stars de cinéma qui se présentent comme des figures mondiales, traversant les décennies - notamment Charlie Chaplin dans Le Dictateur, John Wayne dans Fort Alamo, Kirk Douglas dans Spartacus, mais aussi Clint Eastwood ou encore Kevin Costner. Parmi ces hiéroglyphes sociaux, Ronald Reagan, le grand communicateur consacré de l’Amérique, a occupé une place prééminente. Bien qu’il soit un performer aguerri et le démagogue le plus auréolé de succès de l’histoire américaine, Trump n’est pas le nouveau Reagan. Reagan était à tous égards un homme de cinéma, un créateur de scénarios hollywoodiens idylliques ; Trump est une créature de la télévision et d’internet, volontairement chaotique : il est le premier président des Etats-Unis à gouverner par distraction.

    École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs
    Salle 308 – 10h-13h – 31 rue d’Ulm 75005 Paris.

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Le Laboratoire d’excellence des arts et médiations humaines est lauréat des Investissements d’avenir depuis 2011. Dans ce cadre, les membres développent des recherches selon trois axes majeurs : situations, technologies, hybridations.

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